Saturday, 08 May 2021
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MauvaisBon 
Ecrit par FADM  
Wednesday, 20 January 2010

Le Honduras : 2 janvier 2010

Nous avons quitté tôt ce matin notre stationnement à Suchitoto. La journée s'avère chargée avec le passage de deux frontières.

La Panaméricaine nous conduit rapidement à la frontière du Honduras que nous voulons traverser dans la journée. La situation politique dans le pays est un peu confuse. Les élections qui viennent d'avoir lieu ont bien entendu étaient truquées et le pouvoir  en place soutenu par les militaires est contesté par l'opposition et une grande partie de la population. Dans de telles conditions la situation peut se dégrader très rapidement.

Après avoir acquitté les droits d'entrer et de circuler dans notre camping-car, nous nous élançons vers le Nicaragua. A peine cent vingt kilomètres à parcourir.

Nous n'avons pas roulé depuis cinq minutes que nous devons nous arrêter à un contrôle de police. A ses questions biaiseuses, on sent que le policier veut nous soutirer un peu d'argent, peut être impressionné par le fait que nous soyons étrangers, il n'ose pas et nous continuons, pas longtemps. Dix kilomètres plus loin, nouveau contrôle. Cette fois le policier qui tient nos papiers dans la main est intransigeant. Il fait le tour du véhicule. Tout y passe : triangles, gilets fluo, extincteurs. Tout y est...sauf des bandes réfléchissantes à l'arrière du véhicule. Il est clair qu'il veut de l'argent et a enfin trouvé son prétexte. 40 dollars, c'est le prix pour les bandes. Je refuse catégoriquement de payer et la négociation commence. Son chef  qui vient de terminer un contrôle arrive. Dans sa main, il tient un billet de 5 dollars plié, le prix qu'a dû payer l'automobiliste pour pouvoir repartir. Nous sommes tombés sur un nid de pourriture.

       

Finalement je tends un billet de 10 dollars et j'attends d'avoir récupérer nos papiers pour le lâcher. Nous reprenons la route et mort aux cons !

Sur les 120 kilomètres que nous parcourons dans le pays nous serons arrêtés dix fois et ne serons victimes de la corruption qu'à cette seule reprise. Dans ces conditions, vous comprendrez aisément que le Honduras n'est pas prêt à sortir du marasme et n'invite pas au tourisme.

        

Le seul avantage du pays, c'est sa bonne route qui nous permet de sortir rapidement du pays. A peine trois heures se sont écoulées, compte tenu des barrages, lorsque nous pointons à la frontière du Nicaragua.

 

Dernière mise à jour ( Sunday, 31 January 2010 )
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